LE PISTONLa COMBUSTION et le mouvement du PISTON :
Le mélange air-essence pénètre dans la chambre de
combustion par la soupape d'admission.
Lorsque le piston atteint le sommet de sa course
de compression, la bougie produit une étincelle qui
provoque la combustion du mélange, lequel brûle
rapidement, se dilate considérablement et repousse
le piston vers le bas, au cours de la phase de
travail et de détente.
LES SEGMENTSOn trouve généralement 3 segments par piston:
. le segment supérieur ou segment de feu,
assure l' essentiel de l'étanchéité.
. le segment d'étanchéité intermédiaire complète
cette fonction et recueille une partie de l'huile des parois.
. le segment inférieur ou râcleur d'huile, râcle quant
à lui le reste de l'huile sur les parois du cylindre
pendant la course descendante du piston et la
renvoie dans le carter.
LA CHAMBRE DE COMBUSTIONDans une chambre de combustion hémisphèrique les
soupapes d' admission et d' échappement sont placées de
part et d'autre de la bougie, elle-même montée au centre de
la chambre, pour réduire le trajet de la flamme.
Une chambre hémisphèrique peut accueillir des soupapes de
grand diamètre qui vont garantir une bonne " respiration " du
moteur. ( et par conséquent, une puissance élevée). En revanche,
la commande relativement compliquée des soupapes entraîne un
coût de fabrication élevé.
AUTRES CHAMBRESDans une chambre en baquet, le trajet de la flamme est
court à partir de la bougie qui est montée latéralement.
La forme de cette chambre permet de créer autour de la
bougie un petit effet d'écrasement qui favorise la
turbulence et améliore les caractéristiques de la combustion.
Une chambre en coin présente les mêmes avantages que
la chambre en baquet. Le petit espace libre situé à la
périphérie de la chambre, entre le piston et la culasse, est
destiné à éviter que le piston ne bute sur la culasse.
ENCORE DES CHAMBRES...Dans une chambre dite " aménagée dans le piston "
l' espace réservé à la combustion est ménagé dans le
piston dont la tête est creusée.
La forme de la chambre de combustion à soupapes latérales
la plus efficace comporte un espace en coin au dessus
des pistons dans la culasse. Cette solution ancienne,
peu coûteuse, ne conduit pas à un bon rendement
énergétique. Notons que la culasse présente un
faible encombrement.
LES CAUSES DU CLIQUETIS Voir le topic pour + de détails
L' étincelle destinée à enflammer
le mélange air-essence doit déclencher une
combustion rapide, régulière et complète, dans
toute la chambre (1). Si le mélange est trop riche en un
endroit donné en raison d'un manque d'homogénéité,
il pourra détoner " spontanément " en cet endroit (2).
Cette explosion locale viendra contrarier la progressivité
et la régularité de la combustion (3). C'est le phénomène
dit de détonation qui se traduit par celui du cliquetis.
DIESELDans un Diesel à injection indirecte le carburant est
pulvérisé sous très haute pression dans une
chambre de précombustion, aménagée dans la culasse
et qui communique avec la chambre principale.
Dans un Diesel à injection directe, le carburant est injecté
directement dans la chambre de combustion aménagée dans
la tête du piston. La forme de la chambre est meilleure mais
le mélange air-carburant est plus difficile à obtenir.
ALLUMAGE - PRINCIPELa bobine est un transformateur, avec un enroulement
primaire, et un enroulement secondaire. Lorsque les contacts
du rupteur se touchent un courant circule dans le circuit primaire.
Lorsque les 2 contacts s'écartent, la variation brusque du courant
génère la Haute Tension aux bornes du secondaire. Cette
haute tension est amenée sur le doigt de l'allumeur qui va la
distribuer aux bougies. Le condensateur sert essentiellement à
protéger les contacts du rupteur.
L'ALLUMEURL'allumeur ( ou Delco ) :
Il a deux fonctions :
. Le rupteur provoque la production d'impulsions à
très haute tension ( 18000 à 40000 V ).
. Le distributeur oriente l'impulsion à haute tension
successivement vers les différentes bougies d'allumage.
ALLUMAGE ELECTRONIQUESystème d'allumage électronique sans rupteur :
Le rupteur est remplacé par un capteur magnétique.
( Il n'y a donc plus d'usure des contacts du rupteur ).
Le circuit électronique, qui reçoit les impulsions du
capteur, va établir périodiquement le passage du
courant dans l'enroulement primaire de la bobine.
Le reste du système d'allumage fonctionne de la
même manière qu'un allumage classique
à bobine et rupteur mécanique.
LE CARBURATEUR Voir aussi le topic sur les WEBER
Le carburateur doit être en mesure de fournir à tout
instant et en toutes circonstances un mélange air-essence
aussi homogène que possible et d'une composition
sensiblement constante à tous les régimes.
Sur l' illustration :
Partie gauche : Corps principal du carburateur, qui comprend la
buse, où se forme le mélange.
Partie droite : La cuve à niveau constant.
LE FONCTIONNEMENT DU CARBURATEURAu ralenti : le papillon est fermé et l'aspiration du moteur
s'exerce surtout au niveau du conduit du dispositif de ralenti.
Accélération : le papillon des gaz bascule, et la dépression
est forte dans la buse, le débit d'air est accru et l'essence est
aspirée par le conduit débouchant au centre de la buse.
Accélération rapide : La pompe de reprise projette de l'essence
dans le diffuseur pour enrichir briévement le mélange admis.
LA DISTRIBUTION (1)La rotation du vilebrequin est transmise à l'arbre à
cames par une chaîne de distribution ( ou par une
courroie crantée, ou par des pignons ).
Arbre à cames latéral : L'arbre à cames
est monté sur le côté du bloc-cylindres. Il comporte
une série de cames, chacune d'elles correspondant à une
soupape. En tournant, chaque came soulève le poussoir et
la tige qui lui fait suite. Cette dernière, à son tour, pousse
le culbuteur, qui agit sur la soupape pour provoquer
son ouverture.
Au repos, les soupapes sont maintenues en position
fermée par des ressorts hélicoïdaux.
NB : 2 tours du vilebrequin = 1 tour de l'arbre à cames.
LA DISTRIBUTION (2)La nécessité de simplifier le mécanisme de commande des
soupapes pour réduire les limitations dues à l'inertie
des pièces en mouvement alternatif a conduit les constructeurs
à choisir l' arbre à cames en tête pour certains moteurs.
. Attaque directe des soupapes via un poussoir cylindrique.
. ou culbuteur.
. ou basculeur à doigt.
MOTEUR A 2 ARBRES A CAMES EN TETEUn arbre à cames pour les soupapes d'admission,
l'autre pour les soupapes d'échappement. Les arbres
sont entraînés à partir du vilebrequin par une ou
plusieurs chaînes à maillons doubles ou triples.
Chaque chaîne est maintenue en tension par un tendeur
à ressort à portée en caoutchouc.
SOUPAPESLa soupape est montée de telle sorte que sa tête se
trouve vers l'intérieur de la chambre de combustion.
L'ouverture s'effectue lorsqu'une pression est exercée
sur la queue de la soupape. La fermeture est réalisée par
un puissant ressort de rappel qui ramène la tête de la
soupape sur son siège.
La queue de la soupape coulisse dans un guide aménagé
dans la culasse.( ou dans le bloc-cylindres )
CAMESLe profil des cames est un facteur déterminant pour le
bon fonctionnement et les performances du moteur.
En effet, ce profil conditionne la durée d'ouverture
des soupapes et la vitesse d'ouverture et de fermeture
de ces dernières.
CULASSELes soupapes sont actionnées par des tiges et des
petits leviers, les culbuteurs. Chaque soupape a sa
propre commande et il lui correspond un bossage
donné de l'arbre à cames.
Le mélange air-carburant pénètre dans les cylindres
par des conduits venus de fonderie dans la culasse.
NOMBRE DE SOUPAPESIl y a, traditionnellement, 2 soupapes par cylindre !
Le dispositif de distribution sera soulagé si la
course des soupapes est courte. Afin de conserver
une section d'ouverture suffisante et une grande
turbulence, on est venu naturellement à la
multiplication des soupapes : 3, 4, 6, 7... par cylindre.
Si la distribution est un peu plus complexe, l'inertie
est diminuée par la division des masses et,
tandis que les contraintes mécaniques sont
moindres, la soupape, par ailleurs, dissipe mieux la
chaleur.
Source : Topic sur PSA