Alain V. membre de l'ASA du luc est proprietaire d'une barquette a soulevé quelques problèmes au circuit du luc est en fait part à l'ASA par courrier. Voici ce qu'il en est!!!!!!
LETTRE OUVERTE AU COMITE DIRECTEUR DE L4ASA CIRCUIT DU LUC
Messieurs,
Membre de l'ASA CIRCUIT DU LUC depuis plusieurs années et titulaire de la licence Nationale Concurrent Conducteur Auto N° 139833, j'ai souhaité, en novembre 2006, présenter au comité mes doléances à propos de la précédente journée portes ouvertes à ce point encombrée qu'il ne m'a pas été possible de rouler. Et je n'étais pas seul dans ce cas.
J'ai souhaité une réflexion collégiale sur les possibles mesures à prendre pour qu'une telle situation ne se renouvelle pas.
J'ai souligné que cette situation était l'aboutissement d'une sorte de "dérive" amenant sur le circuit
de plus en plus de voitures en provenance de la casse, ou peu s’en faut, n'ayant strictement rien de voitures de course, chaussées de pneus à la corde et conduites par des gens n’ayant rien non plus de pilotes, ne venant que pour faire dérapages et tête à queues.
J'ai proposé qu'on se penche sur différents modes de sélection : Arceau de sécurité, véritable harnais, coupe circuits, extincteurs ou autres, visant à ne plus accepter de tels visiteurs.
J'ai admis que si le fait de réduire le nombre d'entrées mettait en péril la bonne santé financière de l'ASA, il me semblait acceptable d'augmenter le prix des journées.
Il m'a été opposé avec hauteur l'odieux principe de la sélection par l'argent.
Et il a été décidé des séances de 20 minutes à 25€, ce qui, par rapport aux précédentes journées complètes à 120€, propulsait l'heure de circuit de 15 à 75€....
Parallèlement il m'a été tenu un bien surprenant discours d'où il ressort en particulier les points suivants:
Les pilotes ne sont pas les bienvenus sur le circuit du Luc
Un circuit n'est pas fait pour les pilotes, lesquels n'ont qu’à se débrouiller comme ils l’entendent pour régler et développer leurs voitures de course, protos et monoplaces ailleurs.
La vocation d'un circuit est d'accueillir en priorité toutes les voitures de série qui s'y présentent.
Après l'énoncée de cette édifiante attitude, j'ai interrogé le Comité Directeur sur certaines mesures de sécurité très pénalisantes imposées par quelque fonctionnaire municipal n'entendant rien au sport automobile, en particulier l'interdiction formelle d'accéder aux paddocks. Interdiction aux voitures de s'y arrêter l'espace d'un instant, interdiction aux mécaniciens d'approcher pour effectuer le moindre réglage, et surtout de rester pour regarder, écouter, chronométrer les voitures dont ils ont la charge.
Ainsi, dans le cadre des séances de 20 minutes et compte tenu de ce que le Comité Directeur se refuse à gérer les parkings aux abords, encombrés des voitures des spectateurs, ce qui oblige les camions, remorques et plateaux à stationner à plusieurs centaines de mètres, un pilote doit perdre dix bonnes minutes pour ajuster ses pressions de pneus après tour de chauffe.
Question;
Avez-vous fait remarquer à ces fonctionnaires municipaux que la raison pour laquelle les paddocks existent, leur fonction même, est d’accueillir les Teams, voitures et personnel ?
Réponse : NON
Question :
Avez-vous rappelé qu'une ASA dépend de la FFSA, qui organise depuis des décennies avec succès des courses allant des petites formules de promotion aux Grands Prix de F1 en passant par les 24 heures du Mans, qu'une telle fédération est experte et respectueuse en matière de sécurité et n'a nul besoin de conseil?
Que, par exemple, le paddock du trophée Andros est ouvert au public?
Que les pratiquants de sport automobile sont des gens responsables?
Réponse: NON
Question:
Avez-vous constitué et présenté un dossier reprenant plusieurs années de pratique des paddocks dans les conditions normales de leur fonction et ne déplorant ni accident ni même incident?
Réponse: NON
Question:
Avez-vous fait la moindre tentative de concertation, demandant à ce que soient entendus les personnes concernées, pilotes licenciés et membres de l'ASA?
Réponse: NON
On préfère se coucher devant la première décision arbitraire venue et s'en prendre aux pilotes.
Question:
Comment ces personnes, qui se mêlent de réinventer des mesures de sécurité, peuvent-elles admettre les conditions dans lesquelles se déroule tous les ans le Téléthon, à savoir que de pauvres enfants infirmes se retrouvent, un casque trop grand sur la tête, vaguement sanglés dans un harnais tout aussi grand, ou une simple ceinture, dans ces voitures incertaines citées plus haut, conduites n’importe comment par n’importe qui ?
Vous-même, organisateurs de l’évènement, comment pouvez-vous accepter cela?
Réponse:
Il y a des assurances.
Belle leçon d'humanisme!
Je souhaite maintenant revenir sur la journée Circuit du Luc du 15 avril, l'accident entre deux voitures sur la piste et la violente rixe qui s'en suivit nécessitant l'intervention la protection et l’escorte de la gendarmerie.
Je constate que deux bandes rivales choisirent le circuit comme théâtre de leurs rivalités et violences chroniques. De qui sont-elles composées? De ceux-là mêmes que j'avais proposé de ne plus accueillir.
Je rappelle que ce jour-là j'ai été vulgairement et véhémentement pris à parti par certains membres du Comité Directeur pour avoir osé pénétrer dans le paddock le temps d'ajuster la pression des pneus d'un proto dont je suis propriétaire et que testait sur quelques tours mon préparateur. Ne vous trompez-vous pas de cible ?
J'estime pour ma part que les circonstances citées témoignent, ou sont la conséquence directe, de l'esprit antisportif qui règne au sein du Comité Directeur.
Non content de ne pas défendre le sport automobile lorsque le besoin se présente, vous lui portez atteinte par votre laxisme, par votre hostilité envers les pilotes et le mépris que vous leurs témoignez, hostilité et mépris qui m'ont d'ailleurs été exprimés à plusieurs reprises en termes fort grossiers.
J'adresse copie de la présente à la direction de la FFSA que je me dois d'informer de vos attitudes et prises de position indignes d'une Association Sportive se réclamant d'une Fédération Nationale.
Je vous prie d'agréer, Messieurs, l'expression de mes salutations distinguées.
Alain VEZIA